Faim monde

1-La faim dans le monde, une "catastrophe annoncée" d'ici 2050 si rien n'est fait

 

Pour nourrir les neuf milliards d'habitants de la planète en 2050, une réforme majeure du système alimentaire mondial s'impose alors que les récoltes de certaines régions sont menacées par le réchauffement climatique, a averti mardi l'organisation humanitaire Oxfam.
Si rien n'est fait, le prix de certaines denrées alimentaires comme le maïs aura plus que doublé d'ici 2030, frappant en premier les plus pauvres qui dépensent déjà jusqu'à 80% de leurs revenus pour se nourrir, selon le rapport de l'ONG britannique.
"Le système alimentaire ploie sous l'intense pression du changement climatique, de la dégradation écologique, de la croissance démographique, de la hausse des prix de l'énergie, de l'augmentation de la demande de viande et de produits laitiers, de la concurrence pour l'obtention de terres pour produire des biocarburants, de l'industrialisation et de l'urbanisation", selon le document.
Alors que plus de 900 millions de personnes sur une population mondiale de 6,9 milliards souffrent déjà de la faim aujourd'hui, le nombre des victimes pourrait s'accroître rapidement lorsque la "catastrophe annoncée" aura frappé d'ici 2050 avec un bond prévu de 70% de la demande de produits alimentaires, a estimé Oxfam.
"Notre capacité à augmenter la production alimentaire est en déclin et le taux moyen de croissance des rendements agricoles a diminué de près de moitié depuis 1990 et devrait continuer à diminuer pour atteindre moins de 1% dans la prochaine décennie", a averti le rapport intitulé "Cultiver un avenir meilleur".
Les récentes périodes de sécheresses et autres incidents climatiques dans le monde "laissent augurer d'une baisse de la production céréalière et donc d'une nouvelle hausse des prix agricoles", a noté Jean-Cyril Dagorn d'Oxfam France.
A l'approche du G20 agricole (à Paris les 22 et 23 juin), Oxfam a lancé un appel à "enrayer la spéculation sur les denrées agricoles et alimentaires et relever le défi alimentaire mondial".
Selon l'ONG, la réforme du système alimentaire doit passer par davantage d'investissements dans l'agriculture paysanne et familiale, la valorisation des ressources naturelles, un meilleur accès aux marchés pour les petits exploitants, la lutte contre le gaspillage, d'eau notamment, et l'arrêt des subventions à la production de bio-carburants dans les pays riches.
Le rapport a également réclamé l'arrêt de la domination de quelques grandes multinationales sur le marché des matières premières agricoles et des semences.

2-Indice de la Faim dans le Monde 2011

Malgré des progrès, la faim demeure à des niveaux inacceptables. Il faut agir dès à présent pour réduire la hausse des prix afin de protéger les plus vulnérables.
La hausse récente du niveau et de la volatilité des prix agricoles constitue à nouveau, comme en 2008, une menace pour la pérennité de la sécurité alimentaire mondiale et expose de nombreux foyers et groupes vulnérables à un risque accru de souffrir de la faim, à l’image de la crise alimentaire qui frappe en ce moment la Corne de l’Afrique.
Selon l’édition 2011 de « l’Indice de la faim dans le monde. Le défi de la faim », 26 pays ont un niveau de faim alarmant ou extrêmement préoccupant, et tous ceux appartenant à cette dernière catégorie, à savoir le Burundi, l'Érythrée, la RDC et le Tchad, sont en Afrique subsaharienne.

Malgré des progrès, la faim demeure à des niveaux inacceptables

La faim dans le monde a certes diminué depuis 1990, mais pas de manière significative et les chiffres globaux cachent de fortes disparités régionales. Si le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté entre le milieu des années 1990 et 2009, la proportion de personnes sous-alimentées dans le monde a toutefois légèrement baissé au cours de la dernière décennie. Malgré les progrès réalisés en matière de réduction de la faim, le nombre absolu de personnes touchées par la faim demeure encore à des niveaux inacceptables.
Le sous continent d’Afrique subsaharienne continue à être particulièrement touché par la problématique de la faim ; seul le Ghana, figure parmi les 10 meilleurs résultats concernant l’amélioration du score de l’Indice depuis 1990. Sur les 6 pays pour lesquels l’Indice constate une aggravation de la situation de la faim, 5 sont situés dans cette région (avec la Corée du Nord). Le cas de la République Démocratique du Congo (RDC) ressort particulièrement par sa gravité en étant le seul pays à être passé d’une situation alarmante à extrêmement alarmante. Les conflits et l’instabilité politique y ont accru le niveau de faim.
La demande croissante de biocarburants, des conditions météorologiques exceptionnelles et le changement climatique, ainsi qu’une augmentation de l'activité financière sur les marchés à terme des denrées de base, sont les principales causes de la hausse et de la volatilité des prix alimentaires, avec de graves conséquences pour les centaines de millions de personnes qui souffrent déjà de la faim et pour les plus démunis qui consacrent déjà une grande part de leurs revenus à l’alimentation.

BIBLOGRAPHIE
1- LADEPECHE.fr.
Consulté le: 13/11/11.
Disponible sur:

2- ACTION CONTRE LA FAIM
Consulté le : 13/11/11